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Trois plantes comestibles et médicinales du Parc de la Maourine à Toulouse.

  • Emma
  • 19 janv.
  • 4 min de lecture

Il est mi-novembre et, même si la température matinale frôle les 3 degrés, le soleil de midi brille sur le Parc de la Maourine à Toulouse. A part quelques sportifs et quelques promeneurs de chien qui sillonnent les 12 kms de chemins, le parc est assez calme.


Initialement un terrain maraîcher, pendant le développement du quartier environnant de Borderouge, le Parc de la Maourine a été désigné pour devenir le centre "vert". Comptant à peu près 14 hectares au total, le parc accueille de nombreux jardins à thèmes, des zones botaniques éducatives gérées par le musée de Toulouse et une zone naturelle sauvage. Ouvert au public graduellement pendant les années 2000, ce parc propose aux habitants locaux un endroit pour se détendre, se reconnecter avec la nature et apprécier une large diversité de plantes.


Malgré le fait que j'ai vécu dix ans en ville, aujourd'hui est la première fois où je suis entrée dans le parc. Je rends visite à une amie qui habite dans le quartier. Je suis arrivée en avance et, du coup, j'ai une heure à perdre. Brièvement, je me dis que je pourrais me précipiter aux magasins pour faire quelques commissions. Cependant, il fait tellement beau que je me permets de passer cette heure en serpentant simplement le parc.


Même avec l'approche de l'hiver, de nombreuses plantes sont à observer. Autour des jardins du musée, les allées sont bordées par un mélange de plantes cultivées et de plantes sauvages. Les feuilles d'artichaut poussent au milieu du plantain, et les fleurs de rose sont entourées par le gaillet gratteron. Bien que les fleurs de roses soient très belles, ce sont les plantes sauvages qui attirent mon regard. En particulier, toutes celles qui sont médicinales et comestibles.


Le gratteron (Galium aparine) s'agrippe à tout ! Si vous avez déjà eu l'expérience de rentrer après une balade couvert de petites graines ou feuilles accrochées au bas de votre pantalon, vous savez de quoi je parle. De petits crochets sur les tiges et les feuilles permettent à la plante de s'attacher à d'autres plantes afin de grimper jusqu'à 1 mètre. Les feuilles vertes, lancéolées sont organisées de façon circulaire autour de la tige. Le gratteron a de nombreuses utilisations médicinales, y compris une affinité pour le système lymphatique et une capacité à soulager des troubles urinaires [1]. De plus, de jeunes feuilles de la plante peuvent être consommées en salade, en jus ou ajoutées aux smoothies. Auparavant, le fruit du gratteron était torréfié pour fabriquer un substitut au café. Ceci est moins surprenant que vous pensez car le gratteron appartient à la même famille que le café (Coffea sp.), les Rubiacées.


Un autre substitut pour le café se trouve dans la racine d'une autre plante mieux connue pour ses jolies fleurs jaunes en début du printemps. Avant qu'elle ne fleurissent, ses boutons floraux sont conservés dans du vinaigre, tout comme les câpres. Il s'agit du pissenlit (Taraxacum officinale). Ses feuilles allongées et découpées avec une nervure prononcée se positionnent en rosette à la base de la plante. Riches en nutriments, quand les feuilles sont jeunes, elles font une salade goûteuse et amère [2, 3]. Pour plus d'informations, consultez le post "Pourquoi manger des feuilles de pissenlit en salade ?".


La troisième plante comestible que je croise se consomme toujours cuite. Les blettes sauvages (Beta vulgaris) ont de grandes feuilles larges de couleur vert foncé et de tiges blanches proéminentes qui peuvent être cuites à la vapeur, au wok et ajoutées à une variété de plats. Riche en vitamine A, chlorophylle, minéraux et fibres, les blettes sauvages aident à réguler le taux de sucre dans le sang, réduisent le risque d'obésité, et améliorent la digestion et le fonctionnement du cerveau [4, 5].


Quoi que je ne vous recommande pas de faire une cueillette sauvage dans le parc, le fait que la nature nous nourrit à la fois psychologiquement et à la fois physiologiquement est rassurant. Avant de quitter le parc, je m'arrête face au soleil qui brille à travers les arbres. Je prends un moment pour être reconnaissante pour cette pause agréable dans une journée autrement chargée.


Si vous souhaitez découvrir d'autres plantes comestibles et médicinales autour de Toulouse, consultez les propositions de balades ici et inscrivez-vous à la Newsletter mensuelle pour plus de dates.



[1] Talha, Muhammad & al. The lymphatic lineage : unraveling the phytochemical and renoprotective potential of Galium aparine (Cleavers), TPM Vol 32, No. S7, 2025.

[2] Abdel-Moemin, Aly & Aboraya, Alaa. (2014). Innovative beverages of coffee and tea based on dandelion (Taraxacum officinale) roots and leaves. Agricultura University of Maribor. 11. 1-10.

[3] Escudero NL, De Arellano ML, Fernàndez S, Albarracìn G, Mucciarelli S (2003) Taraxacum officinale as a food source. Plant Foods Hum Nutr 58:1–10

[5] Gamba M & al., Bioactive compounds and nutritional composition of Swiss chard (Beta vulgaris L. var. cicla and flavescens): a systematic review. Crit Rev Food Sci Nutr. 2021;61(20):3465-3480.


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